Articles

Affichage des articles associés au libellé Billets d'humeur

La dictature des planqués

Image
  Cela fait des années que les planqués parlent du pays à la place du pays ! Ils avaient déjà raté la colère des gilets jaunes. Ils ont raté ensuite presque tout le reste : la fatigue d'une classe moyenne qui n'en peut plus, le sentiment de déclassement, l'étouffement fiscal, la défiance devenue structurelle, la fracture entre ceux qui vivent le réel et ceux qui le commentent depuis leurs certitudes. Ce pays souffre, mais il a le malheur de souffrir de manière peu conforme. Alors on ne l'écoute pas : on le moralise. La crise sanitaire a été, de ce point de vue, un révélateur brutal. Confusion, verticalité, injonctions contradictoires, bureaucratie triomphante : on a gouverné à coups de contrôle, de tri et de culpabilisation, avant même d'accepter de regarder les incohérences d'une gestion devenue administrative jusque dans la vie quotidienne. Le pouvoir n'a pas cherché à convaincre ; il a préféré filtrer, surveiller, restreindre, puis expliquer qu'il...

Le dernier tango des "sans l'autres"

Image
  Une célébration qui exclut les  « Sans l’autre » , ceux qui ne manqueront pas ce soir-là d’arpenter les quais d’arrière gare des affectés ruminant leurs souvenirs vagues de repas amoureux pris dans l’ombre de la passion. Très loin tout ça ! Pour ne pas les oublier et me porter en ardeur défenseur de cette catégorie solitaire démunie de toute complicité providentielle, voici un texte revisité écrit il y a un peu plus d’un an. L’occasion pour moi de rendre à MARIA SCHNEIDER, disparue à l’âge de 58 ans il y a quelques jours, l’hommage qui lui est dû. Elle qui, à l’âge de 19 ans se compromettait à grands coups de sodomites avec un MARLON BRANDO lubrique dans le DERNIER TANGO A PARIS. Je ne le considère pas comme le chef d’œuvre cinématographique que l’on a bien voulu lui donner, mais ce film reste un succès incontestablement polémique des années 70. Dansez, maintenant dans les pas d’un tango, le dernier, celui des  « Sans l’autre ». « Sans l'autre » : personne démunie de to...

Marylin, n’en aura jamais eu le temps !

Image
  Marilyn Monroe, 1953 © André De Dienes Sans faire cas de mon expérience personnelle, il faut parfois une vie pour affronter ses fêlures (souvent liées aux premières années de son enfance) et beaucoup de courage pour pouvoir se dire un jour même dans le dénuement le plus total : « j’ai pardonné, je suis en paix » !   Pas simple, mais si salvateur lorsque soudainement la liberté inscrit son nom sur son carnet de route. Au-delà de sa beauté fantasmagorique et de son charme qui marquent encore aujourd’hui les esprits, Marylin a aussi été une enfant et une femme d’une fragilité insoupçonnable avant que son destin ne l’empêche de les guérir. Par hasard, je suis tombé sur des lettres écrites par Marilyn Monroe à Ralph Greeson, son psychiatre, entre le 10 février et le 5 mars 1961, dix-sept mois avant sa disparition. Elle est alors en convalescence dans un centre presbytérien de l'université de Colombia, après avoir été internée (contre son gré) à New York, quelques-temps auparav...

Billet d’humeur d’un homme hétérosexuel, “déconstruit” de plus de cinquante ans !

Image
Depuis plusieurs publications, je m’étonne du silence assourdissant d’un certain nombre de “pseudos révolutionnaires féministes” qui s’abaissent à vociférer, dénoncer et cracher sur la masculinité “déconstruite” autour d’un barbecue sous prétexte de combattre les violences faites aux femmes. Des propos qui font le bonheur des médias, des réseaux sociaux (pour le meilleur et le pire), de nos humoristes et des "Gens” qui, autour d’une “Suze” au café du commerce vivifient leurs conversations en riant. Déjà citées dans mes post précédents, je m’éviterai d’aggraver l’arthrose naissante de mes doigts sur ce clavier en écrivant mon billet. Que font-elles concrètement ? Qu’obtiennent-elles ? Servent-elles vraiment la cause ? Le doute me redoute ! Pendant ce temps-là des femmes iraniennes défient la police des mœurs quotidiennement pour bruler leurs voiles en place publique au risque d’être lapidées, décapitées, jugées mortellement ou enfermées dans le “meilleur des cas” pour retrouver cet...

« Je crois que l’engagement, pas seulement féministe mais l’engagement à part entière, permet de durer » - Gisèle Halimi !

Image
REUTERS - CHRISTIAN MANG Depuis la mort de Mahsa Amini, jeune iranienne de 22 ans arrêtée à Téhéran le 13 septembre par la police des mœurs, parce qu'elle ne portait pas correctement son voile, un vent de révolte souffle dans la jeunesse iranienne femmes et hommes confondus. Depuis la mort de Mahsa Amini, jeune iranienne de 22 ans arrêtée à Téhéran le 13 septembre par la police des mœurs, parce qu'elle ne portait pas correctement son voile, un vent de révolte souffle dans la jeunesse iranienne femmes et hommes confondus. Je suis atterré par le silence des associations et autres collectifs de lutte contre les violences faites aux femmes pourtant essentielles à la cause. Que dire des absences de Marlène Schiappa ou Clémentine Autain… Sandrine Rousseau préfère elle, disserter sur le barbecue « Symbole de virilité » et privilégier sa sortie affligeante sur Julien Bayou dans l’émission « C à vous », le 19 septembre qu’elle accuse de « comportements de nature à briser la santé...

Vous comptez pour moi !

Image
 Crédit photo - Jacques Buisson @ 1964 - Collection privée Comme l’indique mon statut Facebook, vous êtes « Mes amis proches ».  Oublions les « Amis Facebook » et autres « connaissances ».  Parmi-vous figurent mes ex, mes vrais amis anciens et récents, des fantasmes d’enfances, des amis d’enfances récemment retrouvé, ma famille radiophoniques des débuts et d’après, des ex maitresses aussi, des complices d’aujourd’hui, un peu de ma famille (si peu) et de récentes rencontres qui m’ont aidé ces 15 dernières semaines à réglé 32 ans d’accoutumances peu fréquentables et que j’ai eu raison d’oublier. L’amour de ma vie déteste les réseaux sociaux, mais comme ces lignes sont les « presque » premières d’un livre entamé non pas par narcissisme éhonté mais pour qu’il serve à ceux qui n’y croient plus.   Il me reste encore quelques pages à rédiger, car tout est possible. Il suffit juste d’y aller et de faire un peu preuve de courage....